Origines de la crise politique et conflits armés au Tchad : 1960-1990
Résumé
Le Tchad comme tout autre Etat africain, est une fabrication coloniale. Avec l’occasion de la Conférence de Brazzaville de 1944, des partis politiques ont été créés. Il s’agit du Parti Progressiste Tchadien et de l’Union Démocratique Tchadienne. D’autres partis politiques suivront ouvrant ainsi la voie au multipartisme dans le pays. Mais à partir de 1962, l’on assiste à une suppression de tous les partis politiques au profit de PPT/RDA (Parti Progressiste Tchadien, section de Rassemblement Démocratique Africain), parti au pouvoir. A partir de la documentation écrite et les données orales, ce travail analyse les causes de la crise politique tchadienne et les conséquences qui en découlent. Le traitement qualitatif des données et l’analyse diachronique montrent que l’implantation de l’école française au sud du Tchad et surtout la suppression des partis politiques sont à l’origine des mécontentements populaires qui conduisent aux rébellions et aux conflits armés.
Abstract
Chad, like any other African state, is a colonial construct. The Brazzaville Conference of 1944 led to the creation of political parties, including the Chadian Progressive Party and the Chadian Democratic Union. Other political parties followed, paving the way for multiparty democracy in the country. However, from 1962 onward, all political parties were suppressed in favor of the ruling PPT/RDA (Chadian Progressive Party, a section of the African Democratic Rally). Using written documentation and oral accounts, this work analyzes the causes of the Chadian political crisis and its consequences. The qualitative analysis of the data and the diachronic approach demonstrate that the establishment of French schools in southern Chad, and especially the suppression of political parties, were at the root of the popular discontent that led to rebellions and armed conflicts.
Mots-clés
Pour citer cet article
(2026). "Origines de la crise politique et conflits armés au Tchad : 1960-1990". AFLASH, Vol(13)2, pp. 790-811.