Le rôle de la femme dans la gestion de la cité au Tchad
Auteur(s)
JG
SM
Sioudina MANDIBAYE
Département des Lettres, Langues et Etudes Anglophones
Résumé
Le rôle de la femme dans la société traditionnelle tchadienne a longtemps fait l’objet de plusieurs débats. Cependant, ce débat reste superflu du fait de la méconnaissance même de la tradition tchadienne. En effet, chaque société a son organisation sociale, économique et politique, et conçoit ainsi le rôle de la femme d’une manière qui lui est particulière. Dans le contexte de la société traditionnelle tchadienne par exemple, elle est dépositaire du pouvoir politique et juge suprême. Bref, le rôle de la femme dans la gestion de la cité au Tchad n’est point à démontrer. Cet article résulte des entretiens avec les acteurs de la tradition, les anciens dans le milieu traditionnel tchadien et d’une recherche bibliographique. Il en ressort que le rôle de la femme dans l’organisation de la cité est important, elle symbolise la justice. C’est à tort qu’on la considère comme un être inférieur, assujetti de l’homme.
Abstract
Woman’s role in traditional Chadian society has long been the subject of several discussions. However, this debate remains confused because of the poor knowledge of the Chadian tradition. In fact, each community has its own social, economic and political organization, which determines the place and role of women within this organization. In the traditional Chadian society for instance, women are custodians of political power and therefore considered as supreme judge. This article results from the interviews conducted with custodians of the tradition, elders in the traditional Chadian environment and some scientific resources. Thus, women play a key role in the social organization of the community called “be” as a symbol of justice. Therefore, it is a mistake to see that in Chad, women are considered as inferiors, subjected to men.
Mots-clés
Pour citer cet article
GUIRAYO Jérémie, MANDIBAYE Sioudina (2020). "Le rôle de la femme dans la gestion de la cité au Tchad". AFLASH, Vol(7)2, pp. 209-213.