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Annales de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines

Revue de l'Université de Moundou

Nú in táoemò ko gbaya 1 : la langue et le patrimoine dans l’aire culturelle gbaya d’Afrique subsaharienne

Auteur(s)

PY
Paul YADJI Correspondant

Département de Français, Université de Ngaoundéré - Cameroun

soreypaul@yahoo.fr

Résumé

L’histoire et la problématique du patrimoine africain, spolié ou non, méritent une attention particulière autant que ses répercussions contemporaines. En effet, le patrimoine pose un problème fondamental en Afrique. Comment être un Africain ancré dans sa culture et ouvert au monde ? Y a-t-il un peuple sans langue et sans identité culturelle ? C’est tout le continent africain, y compris l’aire culturelle gbaya, qui est en mouvement pour la restitution ou la restauration de son patrimoine matériel et immatériel, de ses valeurs et différents biens culturels, de l’unité plurielle de son identité africaine. Les Gbaya sont une ethnie transfrontalière, un peuple transnational, qui s’étend pour le moins sur l’Afrique centrale. C’est un peuple constitué pour l’essentiel de chasseurs-cueilleurs-agriculteurs. Ils s’adaptent dans leur environnement divers et varié en Afrique. Originaires de l’Égypte antique, les Gbaya vivent aussi bien dans un milieu sahélien comme au Soudan du Sud, de même que dans une savane arbustive très verte comme dans les localités de Meiganga, Tibati ou Bouar. Dans cet espace, les berges des rivières et des fleuves sont couvertes de bézér/forêts galeries ; on y trouve les Gbaya de la République centrafricaine et ceux de la région de l’Adamaoua au Cameroun. Ils sont aussi dans une forêt dense telle qu’à l’Est du Cameroun et en République démocratique du Congo. Le fondement culturel de ce peuple, qui est des plus anciens en Afrique et dans le monde, semble se baser sur son histoire, sur ses rites et sur sa langue (nú gbaya).

Abstract

The history and issue of African heritage, despoiled or not, deserve special attention as much as its contemporary repercussions. Indeed, heritage poses a fundamental problem in Africa. How to be an African rooted in his culture and open to the world? Is there a people without language and without cultural identity? The entire African continent, including the Gbaya cultural area, is on the move for the restitution or restoration of its tangible and intangible heritage, of its values and various cultural goods, of the plural unity of its African identity. The Gbaya are a cross-border ethnic group, a transnational people, which spans at least over Central Africa. It is a people made up mainly of hunter-gatherers-farmers. They adapt to their diverse and varied environment in Africa. Originally from ancient Egypt, the Gbaya live as well in a Sahelian environment as in South Sudan, as well as in a very green shrub savanna such as in the localities of Meiganga, Tibati or Bouar. In this space, the banks of rivers and streams are covered with bézér/gallery forests; there are the Gbaya of the Central African Republic and those of the Adamawa region of Cameroon. They are also in dense forest such as eastern Cameroon and the Democratic Republic of Congo. The cultural foundation of this people, which is one of the oldest in Africa and in the world, seems to be based on its history, its rites and its language (nú gbaya).

Mots-clés

Pour citer cet article

YADJI Paul (2021). "Nú in táoemò ko gbaya 1 : la langue et le patrimoine dans l’aire culturelle gbaya d’Afrique subsaharienne". AFLASH, Vol(8)1, pp. 43-48.