Problématique de gouvernance démocratique en Afrique
Résumé
A la différence des animaux chez qui la raison du plus fort est toujours la meilleure, les hommes, suite à leur évolution ; ont fini par développer une intelligence qui profiterait à tous. Celle-ci se ramenait à l’établissement d’un pacte social où l’on se donne le modèle de gouvernance à l’avantage de tous. Plutôt que les conflits, il fallait se donner des représentants pour bien gérer les affaires publiques afin d’assurer le bonheur de tous, d’où l’avènement de l’Etat démocratique. C’est bien juste d’avouer et de reconnaître que l’avènement de l’Etat ne vient pas du néant, mais d’un long processus de l’évolution des hommes à travers les époques. Ainsi, considérée actuellement comme le modèle le plus à encourager, la gouvernance démocratique en Afrique connaît d’énormes difficultés ; et cela pour plusieurs raisons. Les dirigeants africains profitent majoritairement de leur pouvoir au détriment de leurs peuples. En voulant sauvegarder leurs sièges, ces dirigeants n’hésitent pas à truquer des élections. C’est pourquoi, il n’est pas souvent surprenant de constater des coups d’Etat près une élection présidentielle. En conséquence, quand le degré d’insurrection atteint un niveau incontrôlable, les militaires interviennent pour prendre l’arène du pouvoir en écartant les deux parties antagonistes. C’est en ce moment que les organisations sous régionales africaines et Internationales interviennent pour exiger le retour à l’ordre constitutionnel normal. Ce qui n’est plus l’avis de nouvelles autorités fraîchement installées au pouvoir ; d’où des incidents diplomatiques entre celles-ci et les organisations qui veulent leur imposer une légitimité forcée. En réalité, il faut reconnaître le traitement de deux poids deux mesures concernant les coups d’Etats en Afrique. On traite humblement la situation quand le pays concerné se plit aux diktats d’une puissance étrangère, mais on envisage des sanctions illégales quand la même situation se passe dans un pays qui refuse toute ingérence étrangère dans ses affaires.
Abstract
Unlike animals in whom the reason for the strongest is always the best, humans, following their evolution; eventually developed an intelligence that would benefit everyone. This amounted to the establishment of a social pact where the governance model is given for the benefit of all. Rather than conflicts, it was necessary to give oneself representatives to manage public affairs well in order to ensure the happiness of all, hence the advent of the democratic state. It is right to admit and recognize that the advent of the State does not come from nothingness, but from a long process in the evolution of men through the ages. Thus, currently considered as the most to be encouraged model, democratic governance in Africa is experiencing enormous difficulties; and this for several reasons. African leaders mainly benefit from their power at the expense of their peoples. In wanting to save their seats, these leaders do not hesitate to rig elections. That’s why it is not often surprising to see the putsches near a presidential election. Consequently, when the degree of insurrection reaches an uncontrollable level, the military intervenes to take the arena of power by sidelining the two antagonistic parties. It is at this moment that the sub regional organizations Africans and Internationals intervene to demand a return to the normal constitutional order. Which is no longer the opinion of new authorities newly installed in power; hence diplomatic incidents between them and organizations that want to impose forced legitimacy on them. In reality, it is necessary to recognize the treatment of double standards regarding the putsches in Africa. The situation is treated humbly when the country concerned complies with the dictates of a foreign power, but illegal sanctions are considered when the same situation occurs in a country that refuses any foreign interference in its affairs.
Mots-clés
Pour citer cet article
(2026). "Problématique de gouvernance démocratique en Afrique". AFLASH, Vol(13)2, pp. 871-888.